MENU

Les enfants courent pieds nus : le blog

La liberté dans la famille

La liberté dans la famille

Quand on aime, on doit apprendre à cesser de diriger et à quitter ce processus de prendre figure d’autorité. On dirige nos familles pour des raisons différentes , mais souvent on empêche ainsi les autres de prendre les bonnes décisions, et d’être eux même. On ne leur fait pas confiance. On râle, on s’exalte, on s‘énerve, et on exprime a quel point nous sommes dérangés à l’idée qu’un tel ou un tel fasse cela.

Nous avons tendance à donner ou recevoir des «ordres» et donner notre avis sur les choix du conjoint, des enfants, ect… Souvent il s’agit d’une peur profonde, qui stimule le fait que nous intervenions dans leur choix, des peurs liés par exemple au risque qui peut être encouru selon chacun.

Peur de perdre son conjoint, peur de perdre son enfant. Peur qu’il se blesse, peur qu’on le kidnappe et qu’un hélicoptère le recherche?

Ces peurs de laisser libres de choix nos enfants, et même tous les autres font écho avec nos expériences passées, notre cerveau enregistrant et faisant référence par protection. Il peut aussi y avoir des peurs comme «Il ne doit pas mettre les pieds ici c’est rempli de microbes», «attention à l’abeille qui arrive sur toi !» … Il y a des protections instinctives, et des peurs amplifiées par nos propres expériences passées.

Cependant, il est bien clair, que nous avons comme rôle d’accompagner nos enfants, on ne va pas cependant les laisser sauter dans le gouffre s’ils ont envi pour dire qu’ils soient libres… On parle ici de liberté dans des choix plus vastes, comme la liberté d’apprendre, la liberté de choisir des expériences, la liberté de se nourrir, la liberté de s’habiller, la liberté de passer du temps avec ses amis, la liberté de passer du temps seul…

L’enfant sera systématiquement libre à partir du moment ou il n’y pas de règles. Les règles sont différentes du cadre qui va sécuriser notre enfant. Les règles sont souvent très restrictives et empêchent clairement la personne qui s’y soumet à ne pouvoir vivre librement. Les règles existent lorsque la personne qui dirige est présente, mais aussitôt que le chat n’est plus là les souris dansent. Le cadre permet d’être libre mais de prendre en compte les besoins des autres membres de la famille. Il est défini par l’environnement, que l’on va utiliser, et mettre en valeur pour permettre à l’enfant qu’il se sente libre, créatif, et autonome. L’idée est vraiment d’être présent, de sorte que, notre enfant se fasse confiance, mais pas qu’il recherche notre approbation, ou à nous époustoufler. Etre là, mais sans vraiment l’être.

Quand les enfants et la famille sont libres, les choix se font à partir de leurs coeurs et non pas à partir de leur mental pour plaire a quiconque. Leur choix leur appartiennent, et ils ne recherchent pas notre acquiescement. Aussi, lorsque nous nous comportons avec douceur dans l’éducation de nos enfants, il y a moins de déboires lors de notre absence que si nous interdisons tout, systématiquement. Guider, ou être parent, ce n’est pas diriger pour que l’enfant suive les règles en notre présence, mais surtout pour qu’il ait suffisamment confiance en lui pour qu’il fasse les bons choix lorsque nous ne serons pas là.

Nous pouvons nous montrer présents et disponibles, et le préciser, mais sans donner notre avis.

Il s’agit là de vivre, ensemble avec une grande douceur et fluidité en faisant cela, et ainsi chacun trouver sa propre lumière.

La liberté c’est aussi l’indépendance. L’indépendance ne se situe pas qu’au niveau du corps mais surtout à l’intérieur de nous-même. Etre capable de garder un esprit indépendant c’est savoir ne pas se fier aux avis des autres ni à leur approbation dans nos projets personnels ou familiaux. On peut bien sur les écouter attentivement avec détachement, respecter leur avis. C’est la plus belle des libertés, car il n’y pas de vérité unique, mais des milliards de vérités autant qu’il y a d’humains sur cette planète. Dépendre de l’avis des autres est difficile car cela crée une forte dépendance du regard de l’autre. Le jour ou l’on est pas complimenté pour une de nos oeuvres, discours, étalage de connaissance, c’est la descente aux enfers et on arrête de créer car on ne se sent plus valorisé.

Relié à notre besoin de renforcer notre égo, ce besoin de reconnaissance n’est pourtant d’aucune vitalité, et nous sommes alors bien plus libres quand nous arrêtons de la rechercher en vain. Il faut être capable de se regarder en face pour le réaliser car presque la totalité de nos actions devant les autres sont réalisées dans le but d’être reconnu, vu, admiré, dans n’importe quel domaine ! On cherche sans cesse à donner cette merveilleuse image de nous sans aucune faille, à nous montrer sous notre plus beau jour, à la conquête du moi ! Cette valeur est à a transmettre à nos enfants. Cependant il est difficile d’essayer d’expliquer les notion d’égo à nos enfants tout en ne cherchant pas à comprendre ses propres difficultés. Il faut de la cohérence entre nos actes et nos paroles, aussi, expliquer simplement a son enfant son cheminement actuel. Lorsqu’on est capable de partager avec eux nos remises en question, et de leur parler comme à nos meilleurs amis, ils en retiennent beaucoup d’humilité, et seront à même ,eux aussi, de se tourner vers leur intérieur.

Dans notre conquête de liberté en famille, il faut passer par le cheminement de la liberté personnelle. Lorsque nous serons honnêtes et capables de réaliser que tous ceux que nous jugeons reflètent nos propres «travaux en cours», on pourra s’aimer. On pourra s’aimer soi-même, aimer pleinement ses enfants, se libérer tous ensemble de la prison du jugement.

Qui serions nous alors, si personne et aucun conditionnement extérieur , ne nous dirait ce qu’il faut être ou faire ? 

Libres…

partagez et commentez ! merci

Abonnez-vous à notre newsletter

Melanie

D'aussi loin que je me souvienne, je n'aspire qu'à vivre librement. J'ai cherché tout au fond de moi qui j'étais avant de n'avoir été conditionnée par la société.

Certains disent (dont ma maman) que je ne tenais pas en place, incroyablement curieuse, mobile et pleine de vitalité.

J'attendais sans cesse le moment ou je pourrais déployer mes propres ailes et être libre de tout.

J'ai suivi le chemin commun jusqu'à environ mes 24 ans, en surconsommant, en cherchant à correspondre à des clichés et des comportements de beauté féminine, à écouter et faire en fonction des autres, toujours. De coller à ces fameuses étiquettes que l'on avait choisi et défini pour moi et que je portais depuis l'enfance.

J'ai longuement cherché quel métier pouvait me correspondre, quelle était ma voix , et aujourd'hui à 34 ans, je sais au plus profond de moi que ma passion est la découverte personnelle via la création.

J'ai été photographe pendant 10 années et j'ai réalisé à quel point ce support pouvait aider les gens à se découvrir, et enlever des couches superficielles.

Partir de l'enveloppe extérieure, s'effeuiller pour justement les aider à accéder à leur intérieur et leur véritable identité.

Notre vie et notre façon de nous comporter sont complètement bâties sur la peur de ce que pensent les autres de nous.

Seulement les autres ne sont pas nous, et je suis joyeusement persuadée que nous avons chacun dans notre coeur les cohérences qui correspondent à notre nature humaine de naissance.

J'ai un immense plaisir à partager cette recherche de liberté intérieure et extérieure avec les êtres qui croiseront mon chemin, par ma voix, ma voie, mes écrits, mes clichés...

 

 

I N S T A G R A M

articles du coeur
Lire

Hey you !

Message remis ! à très vite !Erreur, recommence !

PHOTOGRAPHE famille, grossesse, enfant LANDES, bordeaux, pays basque

Photographe mariage Landes

Hossegor, Bordeaux, Landes, Pays-Basque.

suivre et partager

I N S T A G R A M

@melaniemelot_photography